Biographie - Juan-les-pins c'est le PAM PAM c'est Juan-les-pins

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  • Biographie
  • Le Pam-Pam, une plaque tournante
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  • . A l'origine, en 1927, c'est un Américain, Parker, qui a créé le PamPam.
  • . Ensuite, c'est devenu une firme, la Compagnie Markovitch,
    avec 2 Pam-Pam à Paris, 1 à Genève, New York et Londres.
  • . Le Pam-Pam de Juan-les-Pins, en tant que maison-mère, était, lui, resté indépendant.
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  • Charly Lebano, quelle classe ! Quel sens du commerce !
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  • Biographie
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  • « Charly Lebano, ex-danseur mondain, présidait aux destinées du Pam-Pam avec une élégance remarquable dans sa tenue, dans son allure. Il recevait tous ses clients comme des amis, des invités, ayant un mot pour chacun. Très vite, grâce au succès obtenu, l'espace que lui avait offert Madame Gould s'est avéré trop petit. Il a donc agrandi par l'achat et la transformation de l'Hôtel des Pins juste derrière. »   Huguette Pulinckx
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  • Nous y avons instauré la musique
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  • « Nous, le Pam-Pam, nous l'avons acheté à Charly Lebano en 1958. On a tout cassé, on a agrandi, on a fait une cuisine: on était à peu près vingt-cinq personnes: sept ou huit derrière les fourneaux, la même chose derrière le bar, une bonne dizaine de garçons et Jacques Leporati, une institution!
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  • On faisait du non-stop restaurant. Par exemple, à trois ou quatre heures du matin, vous aviez Barclay qui arrivait avec une quinzaine de personnes. Et on faisait des tartares devant le client. Tous les matins à cinq heures, j'allais chercher trois cent cinquante, quatre cents croissants pour la sortie des boîtes, du Maxim's entre autres. Après, c'était le petitdéjeuner. Mais surtout, surtout, on a instauré la musique au Pam-Pam.
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  • Biographie Ma mère était musicienne de jazz avant la guerre. Saxophoniste, violoniste, clarinettiste. Elle connaissait tout le monde dans ce milieu-là. Elle avait joué avec Stephane Grappeli, Warlop, Jacques Hélian, Count Basie ... Et donc, on a pu avoir des orchestres comme ceux de Duke Ellington, d'Errol Garner. .. Jimmy Smith voulait venir jouer gratuitement pendant trois mois ... Je me souviens d'Ella Fizgerald qui chantait avec Aznavour, face au public, et les quarante musiciens derrière, assis sur le bar.
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  • RitaHayworth sur la terrasse, Glenn Ford, Roger Moore, Jack Warner, patron de la Warner Brass, Le Sénéchal, Kurt Jurgens avec Aymé Barelli, un homme d'Etat avec de Funès, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Edith Piaf, Viviane Romance, Claude Dauphin, Fernand Raynaud... C'était le rendez-vous.
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  • Lesvoitures s'arrêtaient au carrefour. Les gens dansaient sur le toit des véhicules. La folie furieuse ... Parfois, il faisait un temps magnifique. Et soudain, le ciel commençait à devenir gris. Ma mère disait: - Dans deux heures, le Pam-Pam est plein! Ellemontait vite en cuisine et faisait cinq, six barquettes comme ça de gâteau au chocolat. Et tout d'un coup, les gens arrivaient de partout. Là-dessus, on l'appelait à notre boutique Géo Bilman pour mettre des épingles, pour un essayage, une retouche. On passait d'une caisse à l'autre. On tapait un hamburger, un Coca ou une robe du soir! Moi, je travaillais dix-neuf heures sur vingt-quatre. Mon père et ma femme faisaient l'ouverture. Avec ma mère, nous assurions les nuits. On ne fermait pas. C'était vraiment le gros bazar. Et puis, dans les années 1980, nous avons vendu J'établissement. Aujourd'hui, c'est une rhumerie dans le style brésilien. La restauration a été abandonnée. C'est bien aussi. C'est une autre époque. »   Willy Blioch

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  • Une ambiance folle
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  • « 1966. J'arrive au Pam-Pam et je continue de rencontrer richissimes et artistes. La première fois que Jack Warner est venu au Pam, il a voulu laisser deux billets de cinq cents francs pour ses fameux oeufs brouillés, scrambled eggs. - Un seul suffira, lui dit la personne qui l'accompagnait! Dommage!
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  • Avant de se rendre aux spectacles, les chanteurs de la Rose d'Or, les musiciens du Festival de Jazz, tous, tous passaient par le Paro-Pam. Ils y revenaient ensuite pour des jam-sessions dans l'arrière-salle. Extraordinaire ! Je faisais un sketch avec le fameux Youpi, le cyclisteacrobate. Il prenait mon plateau et je le poursuivais avec une carafe d'eau.
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  • Des embouteillages monstres! Un prince héritier coincé là, au milieu. Les gardes du corps qui tapaient sur les voitures pour les faire avancer. Le petit garçon qui est évacué de véhicule en véhicule ... On aurait pu le tuer dix fois, le malheureux! Une ambiance folle! Mais mon plus beau souvenir est sans doute d'avoir pu parler à la sublimissime Rita Hayworth! Mon plus grand regret? Avoir pris ma seule journée de congé de la saison le jour où Frank Sinatra est venu. Mais c'était au Voom-Voom, où j'ai travaillé par la suite. »   Jean-Pierre Michel

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  • L'exotisme à portée de main
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  • « Originaire de Bourgogne, j'ai appris le métier de cuisinier dans des hôtels quatre étoiles. J'ai gardé de cette formation le goût de la perfection et le respect du client. C'est cette façon d'appréhender le travail que j'ai appliquée de manière plus démocratique au Pam-Pam dès que j'y suis arrivé, en 1977, comme gérant de Monsieur Bertrand, qui avait succédé à Monsieur et Madame Blioch.
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  • Biographie Dès ce moment-là, j'ai engagé un orchestre Dixiland qui a rameuté un monde fou. Ces très bons musiciens, dont le chef d'orchestre a composé Aux Champs Elysées,mettaient une ambiance terrible avec leur maillot rayé 1900, leur redingote et leur haut-de-forme. Et je pense que cela a donné à Juan un coup de fouet, Juan qui souffrait de la concurrence nouvelle de Saint-Tropez et qui n'avait pas su anticiper. Le Pam-Pam retrouvait l'aura que Charly Lebano, un homme exceptionnel, lui avait donnée.
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  • En 1979, Monsieur et Madame Bertrand ainsi que moi-même, en association, avons procédé à une refonte complète de l'établissement avec le décorateur de l'époque, Monsieur Bing. Nous avons doublé la superficie intérieure en lui donnant une ambiance exotique, ce qui permettait aux clients de se dépayser tout en restant à Juan. Et là, dans cet univers insulaire, nous avons été les premiers en Europe à lancer la caïpirinha, la boisson nationale brésilienne (nous en servions jusqu'à quatorze mille par saison), ainsi qu'à produire, chaque soir, des groupes tropicaux que nous faisions (et faisons toujours) venir du Brésil.
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  • Dans cette ambiance unique, il ne manquait plus que Junior, connu de tous pour son tempérament brésilien fêtard, sa gentillesse et son efficacité et sans lequel le PamPam ne serait pas tout à fait le PamPam. Juan-les-Pins a alors retrouvé un air de fête, conforté ensuite par le Festival des Glaces, en face, qui, en s'engageant dans le même créneau, a doublé l'impact de la nouveauté. Le Carrefour pouvait, comme par le passé, s'adonner à sa joie et la station a semblé se réactiver. »   Jean-Yves Parizot

 

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